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Entretien des cloueuses et agrafeuses pneumatiques : les gestes qui prolongent la vie de vos outils

Conseils d'experts

NEWS Tools Maintenance

Une cloueuse ou une agrafeuse pneumatique compte parmi les équipements les moins coûteux d'une ligne de production ou d'un chantier. C'est pourtant l'un des rares qui peut tout arrêter en tombant en panne. Un outil qui bloque tous les vingt cycles, qui tire en double ou qui enfonce de façon inégale ne fait pas que ralentir l'opérateur. Il fait grimper le taux de rejet, abîme le matériau et réduit la marge sur chaque unité qui sort de l'atelier.

La plupart de ces pannes n'ont rien de mystérieux. Elles viennent de trois sources : l'air qui alimente l'outil, les fixations qui y passent et les pièces d'usure que personne n'a remplacées à temps. Chacune se règle avec une routine qui prend quelques minutes, pas des heures.

Tout part de l'air comprimé

L'air comprimé transporte deux choses qu'un outil pneumatique supporte mal : l'humidité et les débris. L'humidité se condense dans le réservoir du compresseur et dans les conduites, puis se rend jusque dans l'outil, où elle chasse le lubrifiant et corrode les pièces internes. Dans un atelier froid ou sur un chantier d'automne, cette humidité peut même geler dans la conduite et immobiliser l'outil.

La solution commence au compresseur. Le réservoir se purge à la fin de chaque quart de travail, pas une fois par semaine. Un ensemble filtre-régulateur-lubrificateur (FRL) doit être installé le plus près possible de l'outil, et le bol du filtre vérifié chaque jour. L'outil fonctionne à la pression indiquée dans son manuel. Augmenter la pression pour compenser un outil qui enfonce mal ne règle rien. Cela accélère plutôt l'usure de la lame d'entraînement, du butoir et des joints.

La longueur et le diamètre du tuyau d'air comptent aussi. Un tuyau long et étroit fait chuter la pression entre le compresseur et l'outil, et l'opérateur se met à corriger un réglage qui n'a jamais été le vrai problème.

De l'huile chaque matin

À moins qu'un outil soit clairement conçu pour fonctionner sans huile, il lui faut de l'huile pour outil pneumatique dans l'entrée d'air au début de chaque quart, dans la quantité prévue par son manuel. C'est tout. Sauter cette étape est l'une des causes les plus fréquentes des outils qui arrivent en réparation avec un cylindre rayé et des joints toriques secs et fissurés.

Deux erreurs sont fréquentes : utiliser la mauvaise huile, puisque l'huile à moteur, le WD-40 et les lubrifiants tout usage abîment les joints, et en mettre trop, ce qui finit par souiller la surface de travail. Chaque jour, avec le bon produit, dans la bonne quantité.

Les pièces qui s'usent, et qu'on oublie

Chaque outil pneumatique comporte une courte liste de pièces faites pour s'user : les joints toriques, la lame d'entraînement, le butoir, le joint de piston, la valve de gâchette. Aucune n'est coûteuse. Toutes le sont bien moins qu'un outil immobilisé sur un banc pendant que la ligne attend.

Une inspection hebdomadaire suffit à repérer la majorité des problèmes. Une fuite d'air au chapeau, au nez ou à la gâchette signale souvent un joint torique qui lâche. Une lame d'entraînement dont le bout est écrasé ou ébréché se traduit par des fixations qui ne s'enfoncent plus au ras de la surface. Le palpeur de sécurité doit bouger librement et revenir complètement en place. Et si l'outil exige plus de pression qu'avant pour se déclencher, quelque chose coince dans le nez.

Pour les outils qui servent chaque jour, il vaut la peine de garder en réserve quelques trousses de joints toriques et des lames d'entraînement. Une remise en état de cinq minutes à l'atelier vaut mieux qu'une semaine sans l'outil.

La fixation use l'outil, elle aussi

C'est le point que la plupart des guides d'entretien passent sous silence. La fixation qui traverse l'outil a un effet direct sur sa durée de vie.

Une bande ou une bobine hors spécification, que ce soit le diamètre du fil, l'angle de collation, le profil de tête ou l'enroulement, ne s'alimente pas proprement. L'outil bloque, l'opérateur dégage, et chaque déblocage impose une contrainte au magasin, au cliquet d'alimentation et au nez. Des fixations au revêtement inégal ou à la tige rugueuse ajoutent de la friction à chaque tir. Sur des milliers de cycles, cette usure se mesure.

Il en va de même lorsqu'on mélange les marques de fixations sans vérifier la compatibilité. Une agrafe à couronne large dont la largeur est légèrement décalée, ou un clou en bobine au mauvais angle de fil, passera dans l'outil, mais mal. Et c'est l'outil qui en paie le prix.

Shur-Fast fabrique une partie de sa gamme à son usine de Montréal et s'approvisionne pour le reste auprès de son réseau de fournisseurs, avec les mêmes exigences de qualité dans les deux cas. Ses clous en bobine et ses agrafes sont conçus pour fonctionner dans les grandes marques d'outils pneumatiques, et la compatibilité avec un outil précis peut être confirmée avant une commande en volume. Quand des problèmes d'alimentation persistent malgré une remise en état, la réponse se trouve souvent du côté de la fixation.

Quand l'atelier ne suffit plus

Certains problèmes ne se règlent pas sur le banc. L'outil doit partir en réparation lorsque :

  • une remise en état avec des joints toriques neufs et une nouvelle lame d'entraînement ne redonne pas une profondeur d'enfoncement constante;
  • l'outil tire en double ou se déclenche sans contact complet, ce qui relève de la sécurité et non du simple désagrément;
  • le cylindre, le rail du magasin ou le nez présentent des dommages visibles;
  • l'outil fonctionne depuis des années sans entretien complet et les opérateurs ont appris à composer avec ses défauts.

Ce dernier cas mérite qu'on s'y arrête. Les opérateurs excellent à contourner un outil qui décline peu à peu. Lorsque quelqu'un finit par le signaler, l'outil coûte généralement du temps de production depuis des mois.

Réparer, ajuster, améliorer : toutes marques confondues

Shur-Fast entretient depuis longtemps des cloueuses et des agrafeuses pneumatiques, en parallèle des fixations qu'elle fabrique pour ces outils. Son service de réparation couvre toutes les grandes marques et s'appuie sur un inventaire de pièces de rechange. Quand un outil arrive à l'atelier, l'équipe ne se contente pas de remplacer la pièce défaillante. Elle examine la façon dont l'outil est utilisé, ce qu'il enfonce et ce qui l'alimente, puis apporte les ajustements qui amélioreront son fonctionnement par la suite.

Pour les opérations à haut volume, cela peut aussi vouloir dire choisir ou adapter le bon outil pour l'application, plutôt que de composer avec un modèle qui n'a jamais été tout à fait le bon.

Si un outil sur votre ligne vous cause des ennuis, écrivez-nous. Une conversation sur ce qu'il fait, et sur ce qu'il enfonce, mène habituellement à la solution.

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